Deux petites filles aussi différentes et complémentaires que le jour et la nuit.
Elles étaient le calme et la tempète, l'une brune reservée et réfléchie et l'autre blonde espiègle et spontanée. Elles avaient les mêmes poupées, pour l'une des brunes pour l'autre des blondes, elles avaient les mêmes robes, l'une en rose l'autre en bleu, elles avaient les mêmes espoirs les mêmes parcours.
Elles ont grandi ensemble comme enchainées l'une à l'autre, on les a même cru jumelles.
La petite emboitait le pas de la grande et chemin faisant elles ont construit chacune leur vie en parrallèlle. Quand l'heure de gloire sonna pour la cadette elle s'empressa d'en faire profiter son ainée et puis... les revers de la médailles, les temps maussades et ombrageux...forte des conseils et du soutien de la première la seconde s'étant brulé les ailes ne s'est pas noyée et refit surface peu à peu.
Et puis vint ce matin maudit avec l'insuportable l'insurmontable l'insoutenable réalité.....
....deux petites filles séparées à jamais....
L'une est partie sans préavis pour l'éternel laissant l'autre emputée, comme arrachée dans son coeur, dans sa chair, d'une grande soeur chérie tant aimée.
La douleur de ce triste dimanche me restera ma vie durant.
Tu es partie si vite que je n'ai pas eu les moyens de te rendre la force à te relever que jadis tu ne faillis jamais à me transmettre, du courage tu en as eu jusqu'à tes dernières forces jusqu'à ton dernier soupir et mon grand regret est de penser que nous n'avons pas eu le temps d'être à tes côtés au départ de ton voyage pour l'audelà.
Dans mon coeur je serai à jamais infiniment unie à ce que tu fus.
Tu resteras gravée dans nos vies dans nos âmes comme une ultime évidence.
C'était la fête des grands-mères.
Tu as à peine eu le temps de connaitre tes petits-enfants, à peine eu le temps de rencontrer ton dernier petit-fils né quelques semaines plus tôt.
Je ne crois plus jamais avoir le courage et l'envie de fêter ce jour là désormais.
C'était le 51éme anniversaire de mariage de nos parents, les suivants ne seront plus jamais rappel de bonheur pour eux...mais bien d'une immense et profonde tristesse.
Et je me demande si un jour viendra où j'aimerai à nouveau les dimanches,
et je me demande si un jour viendra où j'aimerai à nouveaux le mois de mars.
A "ma ptite soeurette"
pour les adieux que nous n'aurons jamais.